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Les Patriots peuvent-ils s’en sortir sans Gronkowski ?

Dimanche soir, Tom Brady a donné une leçon à Andrew Luck. Mais malgré l’avalanche de touchdowns, les Patriots n’ont pas totalement le sourire. La blessure du tight-end ravive de mauvais souvenirs aux anciens finalistes du superbowl. Car lors de la défaite à Indianapolis en février dernier face aux Giants, les Pat’s ne disposaient pas d’un Rob Gronkowski à 100% en raison d’une blessure latente à la cheville. Hier soir, Gronk a de nouveau était impérial avec 137 yards en seulement 7 réceptions pour deux touchdowns. Un match dans la même veine que son début de saison. En 53 réceptions, il a déjà parcouru 748 yards pour 10 touchdowns pour un seul fumble. Et il était de plus en très grande forme. Sur ses 4 derniers matchs, Gronk a inscrit 7 touchdowns sur les 20 de son équipe. Il se classe 11ème meilleur receveur de la ligue et premier tight-end.

Mais il a aussi été obligé de sortir sur blessure après s’être cassé l’avant bras en bloquant un punt.

A priori, l’absence du tight-end est évaluée à maximum six semaines, synonyme de fin de saison régulière pour le Gronk. Le reverra t-on sur les terrains cette saison ? Oui, probablement, car cela signifierait pas de play-offs pour New England mais au vue du calendrier cela pourrait bien être plus difficile que prévu.

Les Patriots, qui ont depuis quelques saisons opté pour le jeu de passes courtes vers les tight-end plutôt que longues vers les receveurs, doivent déjà se passer des services de Aaron Hernandez (qui n’a joué que 3 matchs cette saison), Jake Ballard et Visante Shiancoe rien que sur cette position.

Il reste six matchs à la franchise pour atteindre la post season. Actuellement, New England pointe en tête de l’AFC East, non pas en raison d’une forme étincelante mais surtout en raison d’une faible opposition. Ni Buffalo, ni Miami, ni les Jets ne sont capables de rivaliser. A première vue, car hier soir les Jets ont infligé une nouvelle défaite aux Rams de Saint Louis et jeudi dernier les Bills avaient enfin concrétisé leur bonne forme face aux Dolphins. Les Patriots n’ont que trois victoires d’avance face aux trois autres franchises qui pointent à un bilan de 4-6.

Et les Patriots ne devront pas manquer leurs prochains rendez-vous. Car ce sont deux déplacements qui attendent les hommes de Bill Belichick. Le week-end prochain, c’est un déplacement périlleux chez les Jets qui pourrait bien relancer toute la division.

Les Jets ont toujours un effectif de qualité mais la gestion humaine reste catastrophique. Un déclic suffit à cette équipe pour redevenir compétitive. Le week-end prochain, les Pat’s auront un léger déficit dans les airs et devront se mesure à la défense au sol de la franchise new-yorkaise qui se classe 4ème de la ligue dans ce domaine. Un match qui s’annonce tendu tant la première opposition entre les deux équipes fin octobre a été incertaine. Les new-yorkais avaient même poussé les Patriots en prolongations.

Dans le même temps, les Bills doivent appréhender un calendrier abordable avec les Colts, Jaguars et les Rams. De quoi rester à bonne distance des actuels leaders.

Les Patriots devront aussi se mesurer par deux fois aux Dolphins, adversaires directes de division, dont un dans deux semaines en Floride. Le jeu au sol de Miami, par le biais de Reggie Bush, Daniel Thomas et Lamar Miller, pourraient faire mal à la défense des Patriots, statistiquement la 30ème équipe de la NFL dans ce secteur de jeu.

Mais New England devra aussi faire sans son joueur clé de l’escouade offensive face aux terribles défenses des 49ers et des Texans. Deux matchs à domicile qui vont décider de l’avenir de la franchise cette saison. Deux défaites, et les Patriots devront sûrement débuter les play-offs en wild card, en toute incertitude, face à des outsiders tels que les Stealers. Deux victoires et New England saura que Tom Brady est suffisamment armé pour faire sans sa cible favorite. La fin de saison sera plus longue que prévue du côté de la Nouvelle Angleterre.