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La guerre des sixièmes hommes

Ces dernières années, le titre de meilleur sixième homme de l’année était souvent un titre mésestimé, dont le vainqueur était largement identifiable. Peu d’hommes peuvent se targuer de sortir du banc tout en sortant des performances de mammouth. L’année dernière, James Harden, le futur ex du Thunder, était logiquement élu. Cette saison, difficile après un mois de compétition de sortir un favori.

Chacune des équipes visant le titre peut se vanter d’avoir sur son banc une arme fatale pour les adversaires. Chez le champion en titre, Ray Allen confirme qu’il n’a pas perdu la mire en migrant de Boston à Miami. Le meilleur shooteur à trois points de l’histoire assure dans cette position qu’il occupait parfois la saison passée chez les verts. A plusieurs reprises en ce début de saison il a assassiné plusieurs franchises avec ses tirs mortels. Un talent pour le clutch hallucinant considérant que Wade et James sont les premiers choix pour assumer les derniers shoots. Ray Allen est même l’arrière le plus adroit de la ligue avec un pourcentage de réussite de près de 52%.

Mais malgré ses 13 points par match en sortie de banc, il n’est pas le remplaçant le plus efficace. Ce titre revient pour le moment au Hornet Ryan Anderson. Néanmoins, il semble hors course car il ne doit sa place sur le banc car Anthony Davis, le n°1 de la dernière draft, lui est logiquement préféré. Et il faut également noter que l’ancien Magic est une dernière des premières options offensives de la Nouvelle Orléans. Quoi qu’il en soit, le bilan peu flatteur de la franchise ne devrait pas jouer en sa faveur.

Ce qui n’est pas le cas de joueurs comme J.R. Smith ou Jamal Crawford. En soutien de joueurs comme Anthony, Felton, Chandler chez les Knicks pour le premier et Chris Paul, Griffin, Butler pour le second chez les Clippers, ces deux joueurs arrivent néanmoins à sortir leur épingle du jeu. Jamal Crawford est le second remplaçant qui score le plus en NBA. A trois reprises Crawford a même terminé le match comme meilleur marqueur.

Pour J.R. Smith, le problème est différent. Il sort du banc dans une équipe qui ne dispose pas d’un arrière indiscutable, un peu comme ce fût le cas de James Harden l’année passée en rotation de Thabo Sefalosha. Mais avec un temps de jeu très conséquent (plus de 30 minutes par match), il n’arrive pas à afficher une constance recherchée chez un meilleur sixième homme. Malgré 41 minutes passées sur le parquet du Barclays Center face aux Nets, Smith n’a terminé le match qu’avec 5 points, à 2/7.

Allen, Smith et Crawford sont pour le moment les remplaçants les plus en vue, mais il ne faudrait pas enterrer trop vite d’autres substitutes.

Chez les Lakers, la signature d’Antawn Jamison fût accueillie comme une excellente nouvelle par les fans qui regrettaient le départ non remplacé de Lamar Odom. Mais son début de saison fût un peu à l’image de celui de la franchise : très moyen. Mais récemment il a retrouvé son costume qui lui avait valu une sélection au All Star Game en 2005 et en 2008. En 2004, il fût même une première fois récompensé du titre de meilleur sixième homme de l’année après son excellente et unique saison avec Dallas. Sa performance de mammouth face aux Nuggets (33 points à 13/19 dont 50% à 3 points) est dans la continuité de sa bonne fin du mois. En poursuivant ainsi, il risque fort de se joindre dans la course au titre.

Un titre qu’aurait bien mérité l’année dernière, le Sixer et néo Hawk Lou Williams. En sortie de banc l’année passée et 26 minutes, il tournait à 15 points par match et était même le meilleur marqueur de la franchise. A Atlanta, il prend exactement la même position en soutien de Jeff Teague et il maintient une nouvelle fois son excellent niveau.

Il ne faudra également pas oublier d’autres joueurs majeurs qui prennent place sur le banc lors de l’entre-deux et qui pour le moment ne jouent pas à leurs niveaux. On veut ici viser les Jason Terry, Kevin Martin ou encore Nate Robinson. Il faudra également inscrire dans cette liste de prétendants, le Spur Manu Ginobili qui pour le moment n’a débuté aucun des 15 matchs qu’il a disputés cette saison. Mais Coach Pop a une telle tendance à bouleverser son effectif que l’argentin peut à tout moment prendre place aux côtés de Tony Parker dans le cinq majeur.