Débats Sports

HEAT ME UP : Février (5-7)

Un mois de février facile sur le papier, coupé en son milieu par le All Star Break, une trade deadline de folie et une blessure pour la saison. Voici le recap du mois du Miami Heat, Goran Dragic édition.

Commençons par un point sur la course aux playoffs, dans laquelle Miami est désormais engagée, avec 5 autres équipes à l’est. Actuellement 7e avec un bilan de 25-33, elle n’a aucune marge sur ses poursuivants Indiana (25-34), Brooklyn et Charlotte (24-33), Boston (23-34) voire même Detroit (23-36). D’autant que certaines équipes semblent trouver une dynamique alors que Miami ne parvient toujours pas à enchainer plus de deux succès d’affilée.

Miami peine encore et toujours a trouver de la régularité, à enchainer des victoires et à sécuriser sa place en playoffs. Pourtant, malgré les blessures récurrentes qui pénalisent l’équipe, d’autres éléments jouent en la faveur du Heat, à commencer par le calendrier.

Detroit, Minnesota, New Orleans sans Anthony Davis… face à ces trois équipes rencontrées en février, trois équipes plutôt faibles, Miami a laissé passer sa chance. Par deux fois (Detroit et NO), à cause d’un QT1 calamiteux qui a laissé l’équipe adverse prendre le large. En perdant ce genre de match contre des équipes réputées faibles, Miami se tire une balle dans le pied dans la course aux playoffs.
Et des matchs comme ça, il en reste. Miami bénéficie en effet d’un calendrier plutôt favorable pour terminer la saison. Au 23 février, il lui reste 28 matchs à jouer. Sur ces 28, seulement 4 seront des Back to Back. A l’inverse le Heat affrontera 11 fois une équipe dans la deuxième soirée de son back to back, un avantage important. De plus 16 de ces 28 matchs seront joués à domicile (ce qui est important, même si Miami peine à la maison) et la moitié exactement (14) seront joués contre des équipes au bilan négatif. Ajoutez à cela un dernier mois relativement aisé (sur le papier, c’est là tout le problème) pour la dernière ligne droite, et vous comprendrez qu’il serait très décevant que Miami rate les playoffs. Mais tout est possible avec cette équipe.

Chris Bosh est le premier joueur du Heat à remporter un Threepeat (au match des célébrités du All Star Week-end, mais quand même)

WEEK BY WEEK

SEMAINE 1 (1-0) :

Victoire à Boston pour commencer un mini road trip. Sans Deng ni Wade et avec un Bosh malade, c’est le match de la jeunesse puisque le Heat a été porté par deux joueurs qui viennent de D-League : Whiteside mène l’équipe, y compris en attaque avec 20 points, tandis que le jeune arrière Tyler Johnson, tout juste signé, sort le meilleur match de sa très jeune carrière : 12 points, 8 rebonds, 4 passes, le tout avec une très bonne énergie, se battant sur chaque ballon.

SEMAINE 2 (0-3) :

La semaine commence par une défaite contre Detroit à cause d’un premier quart-temps nullissime, qui accouche d’un écart impossible à remonter malgré les 21 points de Bosh dans le QT3. L’intérieur était beaucoup trop seul ce soir pour espérer arracher la victoire. On poursuit avec une défaite contre Minnesota sur une erreur honteuse de Norris Cole en fin de match, qui offre la dernière possession à l’équipe adverse. Le calendrier facile se transforme en série de défaites. Enfin, une défaite contre San Antonio vient clore la semaine. Sans Wade ni Whiteside l’équipe, qui descend à la 9e place, était bien trop faible. La seule satisfaction : les 18 points de Tyler Johnson.

SEMAINE 3 (1-1) :

Victoire face à New York, grâce à 32 points d’un très bon Chris Bosh et, ô surprise, de notre trio de meneurs qui à eux trois parviennent presque à produire des statistiques correctes. On enchaine par une très logique défaite de 20pts face une équipe de Cleveland bien trop forte, surtout en l’absence de Wade.

Le sang dans les poumons proviendrait d'un empoisonnement d'un clan mafieux rival.

Le sang dans les poumons proviendrait d’un empoisonnement d’un clan mafieux rival.

TRADE DEADLINE

Quelle folie. On n’avait pas vécu une trade deadline si intéressante depuis longtemps. Goran Dragic, qui annonçait le mercredi qu’il voulait quitter Phoenix et que Miami se trouvait dans sa Shortlist, rejoint le Heat a 10min de la fin du marché des transferts. Si l’on a beaucoup spéculé sur le départ de Luol Deng en contrepartie, il n’en est rien. Pat Riley récupère Goran Dragic, qui vient prendre en charge la mène (poste faible de Miami) et son frère Zoran, en lachant 2 TDD, Danny Granger, Norris Cole et Shawne Williams dans un échange à plusieurs équipes.

Dragic va donc devoir former un backcourt très intéressant avec Wade, et devrait venir apporter ce qui manque cruellement au jeu du Heat : du rythme. Le meneur slovène est en effet un très bon finisseur au cercle, qui adore les contre-attaques et le jeu en transition.

Vous croyez que c’est fini ? Bien sur que non, c’est Miami. La semaine de l’ascenseur émotionnel. Le lendemain, Chris Bosh, malade depuis le All Star Game, se rend à l’hôpital pour des examens. Surprise, on découvre un caillot de sang dans ses poumons : sa saison est surement terminée. On attendra un peu avant de voir le pick & pop Goran-Bosh, mais ses jours ne semblent pas en danger et c’est évidemment le principal.

Goran Dragic vient jouer les playoffs............

Goran Dragic vient jouer les playoffs…………

SEMAINE 4 (1-1) :

21e cinq de départ différent contre les Knicks. L’équipe est très diminuée avec l’absence de Bosh combinée aux départs de Cole, Williams et Granger, le tout alors que les Dragic Brothers ne sont pas encore arrivés : 9 joueurs seulement sont en tenue. Point positif : ils sont tous impliqués : 7 d’entre eux marquent plus de 10 points pour vaincre les Knicks sur leur parquet.

On enchaine avec une défaite décevante à domicile. Contre New Orleans privé de Davis, Miami ne parvient pas à se mettre en route et se fait exploser. Seul Mario Chalmers tient la baraque, alors que Goran Dragic, pour son premier match, peine à être efficace.

L'un des deux est le meneur d'une équipe qui a un bilan positif. L'autre est Goran Dragic

L’un des deux est le meneur d’une équipe qui a un bilan positif. L’autre est Goran Dragic

SEMAINE 5 (2-2) :

Réception de Philadelphie, et victoire avec une belle performance offensive et collective, impulsée par Deng (29pts) et un très bon Dragic (23-10). La première MT voit trop de TO et de shoots ouverts autorisés. On a cependant senti une vraie volonté d’accélérer le rythme, à la suite de Dragic. Whiteside a lui apporté sa contribution traditionnelle au rebonds (11-14), tandis que le nouveau venu Henry Walker (ex Bill Walker, signé pour un contrat de 10 jours) a été efficace. La semaine continue avec un déplacement à Orlando. Miami retrouve ces travers habituels et peine en attaque. Après un match de trainard, l’équipe, portée par Luol Deng en attaque (21pts), est à -8 à 42 secondes de la fin. Mais parvient à gagner le match. Henry Walker plante 2 tirs primés en toute fin de match pour arracher la prolongation (il termine le match à 2/11 derrière l’arc). Miami remporte donc ce match au terme d’une prestation très laide, mais après avoir montré du coeur et du caractère pour terminer la partie. L’équipe enchaine à la Smoothie King Arena de New Orleans, pour affronter des Pelicans toujours privés de Davis. Malgré un Dragic qui met du rythme, un Luol Deng qui confirme sa bonne forme et un Whiteside toujours efficace, Miami s’incline de deux points en fin de match. la faute, en grande partie, à un Dwyane Wade aux abonnés absents, qui gère très mal les dernières possessions. La semaine et le moi s’achèvent à la maison, avec la réception des terribles Atlanta Hawks…. qui ont décidé de reposer leurs cadres (Teague, Horford, Carroll). Miami, dans la droite ligne du match face Orlando, n’y arrive pas offensivement, laisse l’adversaire pourtant affaibli faire l’écart. Malgré un sursaut en deuxième mi-temps, l’équipe a bien trop peiné au shoot pour être dangereuse. On retiendra simplement l’énorme performance (encore) de Whiteside, 14 points et 24 rebonds, et l’irrégularité chronique d’une équipe qui lache bêtement des matchs à sa portée, dans une course aux playoffs qui s’annonce difficile.

Malgré les difficultés, Wade retrouve le plaisir de jouer des contre attaques.

Malgré les difficultés, Wade retrouve le plaisir de jouer des contre attaques.