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Du facteur chance lors de la loterie de la draft. Quand les Sixers gagnent et les Wolves perdent

Loterie draft

Alors que nous sommes revenus dans un précédent billet sur les rares cas de joueurs non draftés qui se sont imposés dans la ligue, il nous est revenu à l’esprit une étude conduite par les passionnés de ballon orange de chez weak side awareness sur le facteur chance dans la « Draft Lottery ». Nous vous en livrons ici les principales conclusions.

La loterie fut introduite à compter de 1985 en NBA à la suite d’une draft 1984 où les franchises s’étaient livrées à un concours de défaites pour accueillir le prodige annoncé Hakeem Olajuwon qui a finalement atterri aux Houston Rockets pour y faire l’intégralité de sa carrière (sauf une saison à Toronto).  Le système connaît une succession de réformes, passant d’un tirage au sort équitable entre les équipes n’ayant pas disputé les playoffs à  un système de loterie pondérée. Le calcul de la pondération sera revu après que le Magic d’Orlando eut obtenu pour la seconde année consécutive le premier choix lors de la saison 1993 quand bien même que la franchise d’Orlando n’avait que le 11ème pire bilan de la ligue et seulement 1,5% de remporter le gros lot. Dès lors, les chances du pire bilan de la ligue d’obtenir le premier choix sont renforcées. Sans surprise les Cavaliers de Cleveland ont pu obtenir un certain Lebron James en 2003 après une saison à 17 victoires. Le système n’interdit pas les grosses surprises toutefois. Fort de 33 victoires en 2007, les Bulls n’avaient que 1,7% de chances de récupérer le futur MVP Derrick Rose.

Alors quelles sont les franchises dont le destin s’est éclairci aux détours d’une loterie ?

On ne retient dans la présente étude, les seuls résultats depuis l’instauration du système actuellement en vigueur. C’est à dire les loteries qui se sont déroulées depuis 1994. Dans la mesure où pour participer à la loterie, il est nécessaire de ne pas participer aux Playoffs, le nombre d’occurrence pour chaque franchise présente un fort taux de variation. Si les Clippers et les Warriors ont participé à 15 reprises sur 18 possibles à la loterie, les habitués du haut de tableau comme les Spurs (1), les Lakers (2) et le Heat (4) ne sont que rarement soumis au hasard. Quoique les Spurs ne peuvent pas s’en plaindre. En 1997, avec un Robinson blessé, les texans ont laissé filer la saison, et avec le 3ème pire bilan de la ligue ont décroché le gros lot avec le premier tour de la draft 1998 où ils ont mis la main sur Tim Duncan.

Les présents calculs assument également la continuité des franchises. Le Thunder est ainsi crédité des participations des Supersonics de Seattle. De la même manière, les participations de Charlotte ne comprennent que celles des Bobcats et non des Hornets. Par ailleurs, ne sont intégrés au classement les changements de propriété des choix que lorsque les trades ont été conclus avant la loterie.

Nous dressons ci-dessous, le nombre de changements de positions entre le classement avant la loterie et après. Afin de pondérer ce classement, car vous conviendrez qu’il n’est pas de la même utilité de passer du quatrième rang au premier que du 14ème au 10ème, nous listons également les changements en terme de « combinaisons ».

La conclusion est limpide. Depuis l’instauration du nouveau système en 1994, les Sixers de Philadelphie sont la franchise la plus chanceuse à la loterie. En 9 participations, les Sixers ont gagné des places à 4 reprises et n’en ont jamais concédé.

Quelles sont à l’inverse les franchises qui ont manqué de chance lors des différentes loteries ?

 

Si les Sixers sont clairement la franchise qui a bénéficié le plus largement du facteur chance lors des loteries, Minnesota est sans conteste la franchise qui s’en sort le moins bien.

Encore faut-il avoir du nez dans l’utilisation de ses choix de draft et ne pas prendre Kwame Brown comme premier choix et d’avoir la chance de tomber sur la bonne année. Le premier tour de draft n’est pas la même bénédiction quand vous tirez Lebron James, qu’Andrea Bargani, non ?