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Avery Bradley, le facteur X des Celtics

Philadelphie-Boston-Avery-Bradley-contre-Lou-Williams

Etonnant comme titre vous me direz, étant donné le match de mammouth sorti par Jeff Green lundi soir face à Miami. Mais justement durant ce match d’anthologie, un autre bonhomme vert a sorti un gros match : Avery Bradley, et contrairement au premier, il reste constant dans l’effort.

Après avoir manqué les 30 premiers matchs de la saison, l’ancien pensionnaire de l’université du Texas n’a manqué qu’un seul match en 2013. Et ce n’est pas un hasard si les performances des Celtics s’en ressentent. Certains disent que c’est plutôt à cause (ou grâce) de la blessure de Rajon Rondo que la maison verte tourne mieux, mais force est de constater que l’apport de Bradley au sein de l’effectif de Boston est essentiel.

Peu de temps après son contre (limite) sur Norris Cole, NBA.com a affiché des stats démontrant la contribution de Bradley aux performances de Boston. De manière à démontrer que ce n’est peut-être pas Rondo qui représente l’avenir de la franchise…

En son absence, les Celtics présentent un bilan négatif, de 14 victoires pour 17 défaites. Avec l’arrière sur le parquet, ce bilan grimpe à 65% de victoires, pour un bilan de 22 victoires et 12 défaites. Certes, 14 défaites désormais puisque Boston reste sur deux revers, mais tous ces chiffres ont été calculés avant la 23ème victoire du Heat.

Sans Bradley, la défense extérieure de Boston manque de charisme. Rondo cherche surtout à couper les passes, lui permettant de rajouter des interceptions à sa ligne de stats, plutôt que de se concentrer sur le porteur. Avant le retour de Bradley, les Celtics encaissaient 98.2 points par match. Depuis son retour, ce chiffre est tombé à 93.3 !

Les pourcentages sont en chute libre dès lors que le petit Bradley s’occupe du cas des arrières adverses : sans lui, les adversaires des Celtics shootent à 45.6% et 37.3% derrière la ligne. Avec lui, ces chiffres tombent à 42.1% et 30.2% !

Symbole de son activité, les chiffres déplorables que sortent parfois les extérieurs d’en-face. Contre Chicago le 13 février dernier, le quatuor extérieur des Bulls (Robinson, Hamilton, Teague, Belinelli) pointe à un piteux 9/28 et 3/12 à 3 points.

Avec Bradley, c’est une rotation qui retrouve de l’allant. Mais une rotation surtout défensive. Tout le monde se retrouve boosté, sûrement aussi par la blessure de Rondo et d’autres joueurs, mais aussi par l’activité de Bradley.

Offensivement c’est une autre histoire. Même si le shoot de Rondo n’est pas le plus fiable de la ligue, Bradley n’aura jamais son aura offensif et sa vision du jeu. Bradley n’a d’ailleurs pas tiré à plus de 40% de réussite depuis cinq matchs et son apport en point est très variable, capable de planter 22 points aux 76ers à 67% un soir pour arroser deux soirs plus tard.

Mais ça serait beaucoup demander à un jeune joueur de 22 ans qui vient de débuter sa troisième saison. 19ème choix de la draft 2010, les observateurs n’attendaient pas grand-chose de ce joueur petit (1m88). Mais les Celtics ont vu juste. Après la draft, les Celtics laissent filer Tony Allen, leur extérieur défensif de toujours, qui signe à Memphis. Difficile pour Boston de se séparer d’un joueur qui y aura fait toute sa carrière, aura terminé deux fois dans un cinq défensif NBA et qui aura joué un rôle majeur dans le titre de 2008. Mais Boston a cru en son rookie et ils ont bien eu raison.

Alors qu’il était blessé, les Celtics ont déjà validé leur team option pour 2013-2014. A 2,5M$ la saison, pourquoi s’en priver ? Mais les verts doivent garder précieusement de la place sous le cap car même si Bradley saura reconnaître la chance accordée par la franchise, il n’en sera pas moins gourmand lors de la renégociation de son futur contrat.