Débats Sports

Anthony Bennett apprend la vie avec Mike Brown

Cela fait sept ans que Mike Brown n’a pas eu besoin de s’appuyer sur ses rookies. Et apparemment, ce n’est pas près de changer. Le coach des Cavaliers s’est ainsi particulièrement énervé après le rookie Anthony Bennett suite au premier match de la présaison. Les raisons ? Un airball sur une tentative à trois points, une tendance à négliger les replis défensifs sur les contre-attaques adverses, et une absence totale de sa part d’écrans retards.

On pourrait donc en déduire que Brown n’est pas enclin à donner des responsabilités à ses rookies. Ce à quoi le coach répond.

« Ça pourrait être le cas, mais là, ce n’est que de la présaison donc ce n’est pas important. Si nous étions en pleine saison, je l’aurais mis sur le banc après son airball ou en constatant son manque d’investissement en défense. Il n’aurait pas foulé beaucoup plus longtemps le parquet. Mais ces quelques matchs sont une bonne opportunité pour lui, pour qu’il apprenne ce qu’il peut faire et ne pas faire, qu’il s’améliore et mûrisse. »

Jeudi dernier, Bennett est donc resté s’entraîner plus longtemps que prévu. Il a ainsi travaillé ses appuis avec l’assistant coach Phil Handy, et son tir extérieur afin de se sentir plus à l’aise.

Bien qu’il jure ne pas avoir ressenti le moindre stress lors du premier match, il semblait clairement subir un peu de pression. Ce que C.J. Miles a bien su voir, en venant le rassurer.

« Je n’étais absolument pas tendu, martèle Bennett. C’est juste que c’était mon premier match depuis mars ou avril, il faut un peu de temps pour relancer la machine. »

Il faudra probablement encore plus de temps pour qu’il obtienne la confiance de son coach, lui qui faisait jouer à contrecœur Shannon Brown et Daniel Gibson lorsque ceux-ci étaient rookies en 2006-07. Brown avait d’ailleurs rapidement disparu de la rotation, tandis que Gibson était devenu un élément-clé lors de la campagne de playoffs cette année-là. Le seul autre rookie que Brown a utilisé de façon notable n’est autre que J.J. Hickson, dont l’absence récurrente de concentration énervait Brown.

« Il est travailleur, relève toutefois Brown au sujet de Bennett. Il fait de son mieux et se rend petit à petit compte qu’il est capable de faire encore mieux que ça. Et le point positif avec lui, c’est que nous ne sommes pas otages de sa contribution comme d’autres équipes le seraient avec le numéro un d’une draft. Il a tout le temps dont il a besoin, avec nous. On ne va pas trop lui en demander trop rapidement ou casser son rythme. C’est un luxe de pouvoir se permettre ça, grâce à notre effectif. Ses coéquipiers peuvent l’accompagner dans ses progrès jusqu’à ce qu’il soit prêt à devenir un joueur important pour nous. »

Traduction de l’article de ohio.com « Anthony Bennett learning to play for a coach who doesn’t always trust rookies » par Léo Hurlin